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WHITE CUBE

Retrouvez sur cette page toutes les vitrines réalisées depuis le début du White Cube à Liège !

White Cube Zhang YEXING 2022-10-09 _JLD6916 HDef.jpg

Octobre-Novembre 2022

Zhang YEXING

(1981, Shenyang, China)

1709

 © JL DERU - Texte: Sophie Zanier

Durant ses études artistiques à Shenyang – ville industrielle située au nord-est de la Chine – Zhang Yexing acquiert une pratique picturale inspirée par la peinture de l’ancienne Union soviétique.

 

À l’époque de l’URSS, l’art officiel devait illustrer fidèlement la réalité sociale de la classe populaire, qui pouvait dès lors se reconnaitre et apprécier sa condition. Afin de dépeindre au mieux la réalité sociale de sa ville natale, l’artiste reproduit sur sa toile le couloir situé au 17e étage d’un logement ouvrier shenyangais.

 

Dans cet intérieur, Yexing s’attarde plus particulièrement sur le rideau d’entrée de l’appartement n° 9, devant lequel des pantoufles sont soigneusement posées. Cette scène mystérieuse alimente l’imagination du spectateur qui peut mentalement incarner le quotidien d’un ouvrier chinois.

White Cube Georges COLLIGNON 2022-09-11 _JLD3132+35 HDef.jpg

Septembre 2022

Georges COLLIGNON

(1923-2002, Liège, Belgique)

Surabstreel (Barbarella)

1967

 © JL DERU - Texte: Sophie Zanier

Considéré comme l’une des figures majeures de l’abstraction géométrique, Georges Collignon adopte une technique picturale singulière en créant des compositions dynamiques constituées de formes curvilignes qui s’entrelacent sur la toile.

 

Qualifiée de « topographique », sa peinture labyrinthique semble au premier abord inspirée par une photographie aérienne d’un paysage rural ou une coupe histologique. En réalité, l’artiste liégeois rend hommage à Barbarella, héroïne sixties de bande-dessinée Sci-Fi, qui incarne la femme moderne à l'ère de la libération sexuelle.

 

Dans ce dédale de formes abstraites, des éléments figuratifs apparaissent de façon fragmentaire et allusive. Collignon invite dès lors le spectateur à observer attentivement le tableau pour y découvrir les contours d’une main, d’une cuisse ou d’une jarretière.

White Cube Thandiwe MURIU 2022-07-18.jpg

Juillet - Août 2022

Thandiwe MURIU

(1990, Nairobi, Kenya)

Série Camo

2018

 © JL DERU - Texte: Sophie Zanier

En rupture avec les normes de beauté véhiculées par les magazines de mode occidentaux, Thandiwe Muriu met en lumière, à travers son objectif, la beauté singulière de ses compatriotes, souvent exclues des standards dans leur propre pays.

 

Intitulées CAMO, sa série de photographies fait référence à la façon dont le sujet représenté se fond dans le décor, ne laissant apparaître que ses particularités. Parmi celles-ci, l’artiste renoue avec le passé glorieux des reines africaines en couronnant ses modèles de coiffures traditionnelles tombées dans l’oubli, tout en célébrant la peau foncée des jeunes femmes photographiées. Désirant également refléter l’ingéniosité des Kenyanes, Muriu transforme des objets du quotidien – tels qu’un panier à linge ou des éponges – en véritables accessoires de mode.

 

Grâce à ses photographies aux couleurs éclatantes, l’artiste veut encourager les femmes africaines à prendre conscience de leur singularité, tout en célébrant la richesse de leur héritage.

White Cube Chris SOAL Within and Without.jpeg

Mai 2022

Chris SOAL,

(1994, Johannesburg, Afrique du Sud)

Within and Without

2020

@JL Deru - Texte: Sophie Zanier

Observateur attentif de la société contemporaine, Chris Soal désire, grâce à son art, dénoncer la relation destructrice que les hommes entretiennent avec leur environnement. Dans cet objectif, l'artiste confectionne des sculptures à partir de déchets – tels que des capsules de bière – omniprésents dans le paysage urbain de Johannesburg.

 

Assemblés dans un nouveau contexte, ces centaines d’objets à usage unique acquièrent une nouvelle identité. En disposant ces capsules dans des directions opposées, SOAL crée une illusion du mouvement, qui modifie la relation du spectateur avec la sculpture.

 

À travers ses œuvres, l’artiste invite le spectateur à prendre conscience que chacune de ses actions peut avoir un impact positif sur le reste de la société.

White Cube Lionel ESTEVE 2022-06-01 _JLD8985+.jpg

Juin - Juillet 2022

Lionel ESTEVE

(1967, Lyon, France)

Untitled

2012

@JL Deru - Texte: Sophie Zanier

Délaissant la fabrication traditionnelle d’œuvres d’art, Lionel Estève développe une démarche artistique dont la préoccupation centrale est l’expérience sensorielle éprouvée par le spectateur.

 

Constitué d’un assemblage de milliers de feuilles translucides suspendues en cascade, son « dessin à franges » miroite des vibrations lumineuses sur les murs d’exposition.

 

D’une extrême sensualité, cette installation éveille notre envie de l’effleurer, tout en nous invitant à nous laisser bercer par la fragilité des morceaux de plastiques colorés débordant de sa surface plane.

White Cube Frederic PLATEUS 2022-03-16 _JLD5255+56+60 HDef.jpg

Mars-Avril 2022

Frédéric PLATEUS,

(1976, Liège, Belgique)

Solid Rock

2010

@JL Deru - Texte: Sophie Zanier

Figure de proue de la scène du graffiti en Belgique, Frédéric Platéus développe un parcours artistique aux nombreuses influences, parmi lesquelles son attrait pour la technologie et sa fascination pour la science-fiction forment le berceau de sa production tridimensionnelle.

 

Fasciné par le Rubik’s Cube, l’artiste liégeois explore les infinies possibilités formelles du casse-tête en créant, dès 2007, plusieurs interprétations du modèle original. Parmi celles-ci, le Solid Rock, véritable prouesse géométrique composée de branches pyramidales se déployant dans l’espace, semble être un objet tout droit sorti d’un film de science-fiction.

 

De la quatrième dimension, Platéus explore aussi le sentiment d’illusion en intégrant des miroirs sur les parois de sa sculpture qui permettent de jouer avec les perceptions du spectateur. En se déplaçant autour de l’œuvre, le spectateur peut observer à la fois l’environnement et sa propre présence se refléter sur la surface de la sculpture, conférant une sensation de lecture infinie de l’œuvre de Frédéric Platéus.

White Cube Massimo Vitali 2022-02-07 _JLD4263 HDef.png

Février 2022

Massimo VITALI,

(1944, Côme, Italy)

Les Menuires Grandes

2000

 © JL DERU - Texte: Sophie Zanier

Suite aux changements politiques radicaux survenus en Italie au début des années nonante, le photographe Massimo Vitali commence à observer très attentivement ses compatriotes qui tentent d’échapper aux restrictions sociales et économiques de l’époque durant leurs moments de loisir.  Dans l’oisiveté de leurs instants de vacances, le photographe immortalise les Italiens qui se prélassent sur les plages, dévalent les pistes de ski ou encore font la fête dans les discothèques.

 

Qu’importe la thématique, la technique de prise de vue de l’artiste reste la même. Inspiré par la perspective surélevée caractéristique des peintures de la Renaissance, Vitali s’installe sur une estrade avec son matériel photographique. Perché à quatre mètres de hauteur, il observe les histoires se dérouler et s’enchevêtrer en contre-bas et patiente jusqu’au moment qu’il juge opportun pour déclencher l’appareil.

 

Toutes les petites actions et interactions photographiées par l’artiste peuvent, selon lui, « nous faire comprendre certains aspects de la société dans laquelle nous vivons ». Massimo Vitali invite le spectateur à parcourir du regard ces images fourmillantes afin qu’il découvre, sans cesse, un nouveau détail sur lequel s’attarder.

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Janvier 2022

Seydou KEITA 
(1921-2001, Bamako, Mali)

 

"Le Géant de Bamako" 

1949-1951

 © JL DERU

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Decembre 2021

Éric POITEVIN
(1961, Longuyon, France)


Sans titre

2019

La nature se trouve au cœur de l’œuvre d’Eric Poitevin qui nous offre une vision personnelle de chacun de ses sujets. Le travail de la couleur, de la matière et du point de vue représente l’élément essentiel de la démarche du photographe français qui parvient à sublimer chacune de ses prises de vues. Demandant un temps d’arrêt et d’observation pour leur compréhension, les photographies d’Eric Poitevin incitent à la contemplation et la méditation.

 

Réalisée à l’occasion d’une exposition à Versailles, sa série de soleils fait référence au Roi Soleil. Presqu’abstraites, ces photographies évoquent la monochromie de certaines peintures minimalistes. Eric Poitevin y exploite tout le potentiel visuel de ces vues solaires sur fond gris ou bleu. Une invitation à voir ce qu’on ne regarde plus... Notre rôle c’est peut-être de montrer des choses là où il n’y a rien à voir. Regarder n’est pas si simple, explique-t-il.

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Novembre 2021

David CUMMINGS
(1937, Oklahoma, USA)
 

 

Chac

1971

Influencé par la palette et les formes de Paul Cézanne, l’artiste américain David Cummings travaille avant tout la couleur. Actif depuis les années 60’, il a décliné ses peintures en trois séries distinctes respectivement composées de mains, nuages et graffitis.

 

Ses peintures au spray figurent une véritable explosion de couleurs. Entièrement recouvertes d’ondulations créées à la bombe à partir de la répétition du même geste, elles montrent une composition abstraite similaire à certaines œuvres de l’action painting.

 

La juxtaposition de tant de couleurs questionne également la relation entre chacune de ces dernières. David Cummings en fait une expérimentation audacieuse, semblable à ce que pourrait faire un musicien avec ses notes. Sa technique au spray renvoie, par ailleurs, aux modes d’expression du street art.

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Octobre 2021

Jacques LIZÈNE
(1946-2021, Liège, Belgique)


Peinture médiocre

1966-1988

Sculpture nulle

1980-2011

Hommage à Jacques LIZÈNE 

« Petit Maître liégeois de la seconde moitié du XXème siècle»

1946-2021

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Septembre 2021

Damien DE LEPELEIRE

(1965, Bruxelles, Belgique)

Série Black & White

2019

Silhouettes aux formes suggestives, les œuvres de la série Black & White de Damien De Lepeleire figurent avec très peu de moyens des corps reconnaissables dès le premier coup d’œil. Composée d’une vingtaine de toiles, cette série s’est développée selon la même technique, à savoir l’application d’un fond de couleur fluo sur lequel l’artiste faisait apparaître les formes avec de la peinture noire ou blanche. À l’origine du titre des œuvres, ce procédé met donc à jour des contreformes et de larges aplats de couleurs.

Travaillant principalement par série, Damien De Lepeleire se fixe plusieurs obligations et contraintes pour chacune d’entre elles. Outre l’utilisation de couleurs criardes qui attirent directement le regard, la dimension des tableaux de Black & White interpelle tout autant le spectateur. Leur réalisation nécessitait également un lieu et une rigueur spécifiques. Le résultat est au premier coup d’œil simple, clair et efficace, à l’instar des panneaux utilisant les codes de la publicité dans le paysage urbain. Aucun contenu consumériste dans ce cas-ci ni signification demandant une interprétation : la peinture existe pour elle-même.

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Juillet-Août 2021

Jacky TSAI
(1984, Shanghai, Chine)

Chinese Spa  - Golden Version

2019

À la fois passionné par l’art oriental traditionnel et par le pop art occidental, Jacky Tsai crée une œuvre au croisement de ces esthétiques et iconographies. Cet artiste chinois trouve une influence massive dans le travail de Roy Lichtenstein et Andy Warhol, qu’il a su combiner avec la culture de son pays. Ouest, est, futur, passé : tout est réuni dans la démarche de Jacky Tsai qui développe aussi une dimension politique avec ces supers héros, chantres de la puissance occidentale intégrés dans des situations avilissantes.

Dans un souci patrimonial, Jacky Tsai utilise également des techniques chinoises d’artisanat qui sont en voie de disparition, à l’instar de Chinese Spa présenté pour AAC #6 et qui est gravé sur bois avant d’être peint à la laque et à la feuille d’or par des artisans chinois.

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Juin - Juillet 2021

Emmanuel TAKU
(1986, Accra, Ghana)

Four Brothers in White

2021

Le sujet de l’œuvre d’Emmanuel Taku porte sur l’être humain et l’identité avec pour message le vivre ensemble. Cet artiste ghanéen combine sa passion pour le portrait et le textile, en associant les deux dans des compositions qui mêlent réalisme et surréalisme. Les motifs peints ressortent des fonds monochromes grâce à des jeux de couleurs vives entre les corps noirs et les vêtements. Sur la peau, Emmanuel Taku colle des fragments de journaux faisant référence aux enjeux politiques des gens de couleur dans la société.

Pour moi, capturer des corps noirs sous une forme abstraite est une sorte de biais vers une idée du surnaturel - presque comme des super-héros et des super-héroïnes (certains que je connais et d'autres pas). Bien que nos corps soient généralement politisés, je cherche à pratiquer davantage la récupération de notre récit comme beaucoup de grands artistes avant moi en capturant des corps noirs dans une puissante révérence.